En 2026, la cyber-assurance n’est plus un filet magique.
C’est un contrat conditionnel : pas de sécurité mesurable, pas de couverture réelle.
Chez Healem, on le constate chaque semaine : des entreprises pensent être assurées… jusqu’au jour où l’assureur demande des preuves techniques. Et là, le silence devient coûteux.
La réalité du terrain
Les chiffres sont connus, mais ils méritent d’être rappelés sans dramatisation inutile.
En 2024, 66 % des PME françaises ont subi au moins une cyberattaque. Le coût moyen par incident dépasse 25 000 €, sans compter l’impact opérationnel, humain et réputationnel.
Face à cela, les assureurs ont changé de posture.
Ils ne couvrent plus un risque prévisible et évitable. Ils couvrent un risque résiduel, une fois que l’entreprise a fait sa part du travail.
À quoi sert réellement une cyber-assurance ?
Une cyber-assurance n’empêche rien.
Elle intervient après l’impact, quand les systèmes sont à l’arrêt, que les données sont compromises, et que l’entreprise doit continuer à vivre.
Elle peut couvrir :
- l’intervention d’experts cyber agréés,
- la remise en état du système d’information,
- les pertes d’exploitation,
- l’accompagnement juridique et réglementaire,
- parfois la communication de crise.
Mais attention :
si les mesures prévues au contrat ne sont pas en place avant l’attaque, l’indemnisation peut être partielle… ou inexistante.
C’est là que les exigences techniques entrent en jeu.
Les 5 prérequis techniques exigés par les assureurs en 2026
1. Authentification forte et gestion stricte des accès
Le mot de passe seul est considéré comme obsolète.
Les assureurs exigent désormais :
- une authentification multifactorielle (MFA) sur la messagerie, le cloud, les VPN, les accès distants,
- une gestion claire des droits administrateurs,
- une suppression immédiate des accès lors des départs.
Sans MFA, beaucoup de contrats sont simplement gelés.
2. Sauvegardes isolées, testées et restaurables
Sauvegarder ne suffit plus.
Les ransomwares savent chiffrer les sauvegardes connectées.
Les assureurs demandent :
- des sauvegardes hors ligne ou hors domaine,
- une séparation claire entre production et sauvegarde,
- des tests de restauration documentés.
Une sauvegarde jamais restaurée est une illusion de sécurité.
3. Détection et surveillance continues (EDR, SIEM, SOC)
Les attaques modernes ne sont plus brutales, elles sont silencieuses.
Les assureurs vérifient la présence d’au minimum :
- un EDR sur les postes et serveurs,
- idéalement un SIEM pour centraliser les journaux,
- et un SOC, interne ou managé, pour analyser humainement les alertes.
La question n’est plus “sommes-nous attaqués ?”
Mais “en combien de temps le savons-nous ?”.
4. Gestion rigoureuse des correctifs et mises à jour
Un système non patché est juridiquement considéré comme négligent.
Les audits d’assurance portent sur :
- la politique de mises à jour,
- les délais de déploiement,
- la gestion des logiciels obsolètes,
- les équipements réseau (firewall, switch, Wi-Fi).
C’est souvent ici que les PME échouent, faute de méthode claire.
5. Sensibilisation continue des collaborateurs
La majorité des attaques commencent toujours par un clic.
Les assureurs exigent :
- des actions de sensibilisation régulières,
- des campagnes de phishing simulées,
- des rappels simples sur les bons réflexes.
Les référentiels de ANSSI et de Cybermalveillance.gouv.fr servent de base à ces exigences.
Former les équipes, ce n’est pas cocher une case.
C’est créer une culture de vigilance.
Vision Healem : sécurité d’abord, assurance ensuite
Chez Healem, nous défendons une approche simple et traditionnelle dans l’esprit, moderne dans l’exécution :
La cyber-assurance doit être la conséquence d’un SI sain, pas son substitut.
Notre rôle consiste à :
- auditer objectivement l’existant,
- corriger les points bloquants,
- documenter les preuves techniques exigées par les assureurs,
- rendre la sécurité opérationnelle, pas théorique.
Quand l’attaque arrive — car elle arrive toujours un jour — l’entreprise tient debout.